Last Living Souls

21 mars 2008

Londres 1992

Lyz_1992a

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La pluie fouettait son visage, le vent faisait voleter ses cheveux. Il était presque midi et pourtant les rues étaient sombres. Elle bifurqua, continuant de courir et s'engouffra dans le bus au moment même où celui-ci se remettait en mouvement. Elle essayait de reprendre son souffle, s'accrochant à la barre. Elle passa une main dans ses cheveux pour essayer de les défriser, sans grand succès. Elle tremblotait de froid. Un gamin jouait à la dernière console à la mode, une vieille femme lisait un roman quelconque, un homme d'affaire lisait le journal. Elysabeth essaya de déchiffrer les gros titres sur le journal détrempé "Grosse tempête annoncée. Brusque chute de la bourse ..." Une voix retentit du fond du bus "Lyz !!", c'était Aaron. Elle fronça les sourcils, soupira et sortit du bus en courant lorsque celui-ci s'arrêta au feu suivant alors qu'Aaron se débattait toujours dans la foule. Elle s'acheta un sandwich en vitesse à un marchand ambulant.

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Elle jeta un bref coup d'œil à sa montre, bredouilla un juron, porta le sandwich à sa bouche, mâchouilla le pain détrempé, le cracha vite fait, jeta le reste à la poubelle, bifurqua dans une petite ruelle sombre, grimpa sur les caisses de bois au fond, sauta par dessus la grille, dérapa dans une flaque d'eau et ouvrit avec fracas la vieille porte en bois tout au fond dans le recoin de la ruelle ce qui coupa court au brouhaha dans la pièce mal éclairée. Les regards d'Herbert, Thiann, Ashern, Nathanael, Linn et Sephy se tournèrent vers Lyz Elle se passa la main dans les cheveux, faisant mine de se gratter ma tête, l'air désolée. Ashern lui demanda sur un ton de reproche "Tu as les dés ?" Elle sortit une dizaine de dés de ses poches et les déposa sur la table en bois, mettant de l'eau partout et éteignant quelques bougies au passage. La pièce s'assombrit encore un peu. Il restait des bouts de pizza froide sur la table. "On était sensé commencer à 8h !" lui reprocha Sephy. Lyz fit la moue, bredouillant "panne de réveil ..."

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Il était presque 22heures, la pièce empestait la cigarette, on entendait encore la pluie contre la porte et les volets en bois. Lyz commençait à avoir la tête qui tourne. Elle posa sa fiche, bue dans sa tasse de café froid. Herbert regarda sa montre et annonça "C'est fini pour aujourd'hui, on se revoit mercredi" puis commença à remballer son manuel et ses fiches. Tous soufflèrent un peu, épuisés. Linn se frotta les yeux (elle n’aurait pas du sortir la veille ...) et déclara entre de bâillements "c'était une belle partie". Lyz remit sa cigarette en bouche "j'y vais, je laisse les dés ici pour mercredi.", elle enfila sa veste et sorti dans la ruelle, mâchouillant désormais un mégot détrempé. Elle baissait la tête et trainait des pieds. Elle grimpa sur la grille, dégringola du tas de caisses, reprit sa marche lente dans les rues sombres sous une pluie battante. Elle bifurqua, se cogna dans une masse sombre et se retrouva fesses à terre ... pas très agréable sous cette pluie. Elle leva la tête vers la masse sombre, se prenant des gouttes dans les yeux. Une voix grave sortit de sous le capuchon "Je suis sincèrement désolé ...", une main énorme sortit de sous la cape et se tendit vers Lyz pour l'aider à se relever. Elle essaya de reculer mais son dos se plaqua contre le mur. Une voiture passa, éclairant la main ... de couleur rouge, parcourue de veines noires.

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Lyz tremblait de terreur, essayant de reculer malgré le mur de pierres froides. Elle était trempée par la pluie, assise dans une flaque, poussant sur ses jambes pour reculer devant cette main effrayante. A force de tenter désespérément de reculer, les pierres commençaient à lui arracher la chair du dos. Elle se sentit partir en arrière, passer à travers un mur d'eau. Elle eu juste le temps de voir la main rouge essayant de la saisir mais se refermant sur du vide et d'entendre la voix grave lâcher un juron "Eyh, merde !". Lyz ouvrit la bouche de surprise durant une demi-seconde et se dit la même chose lorsqu'elle avala son mégot par mégarde avant de s'évanouir.

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La brise fraiche du soir parcourait la pièce. Le seul être qui se trouvait encore dans les bureaux à cette heure serait, aux yeux de Lyz, encore plus étrange que le grand être aux mains rouges. Cet être en question était ce qu’on appelait un Ange, pas au sens chrétien du terme bien sur, ni dans aucun autre sens religieux je pense … enfin bref, toujours est-il que cet Ange n’avait ni auréole, ni ailes mais il était étrange tout de même. Mesurant 2m07, fin et élancé, au pelage clair : ‘latte’ avec quelques tâches rousses, une fine moustache pleine de grâce, habillé d’un costume blanc impeccable avec une cravate verte pâle. Sa canne en bois blanc au pommeau d’argent et son chapeau immaculé au ruban vert étaient posés près de son bureau en bois clair. Sa veste sur le dos, près à partir, le grand félin terminait de ranger quelques papiers dans des dossiers. Car, oui, Oscuriel, Ange bureaucrate, était un chat gracieux de plus de 2m et marchant sur ses pattes arrière, à la manière d’un humanoïde.

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La brise fraiche du soir parcourait la pièce. Le seul être qui se trouvait encore dans les bureaux à cette heure serait, aux yeux de Lyz, encore plus étrange que le grand être aux mains rouges. Cet être en question était ce qu’on appelait un Ange, pas au sens chrétien du terme bien sur, ni dans aucun autre sens religieux je pense … enfin bref, toujours est-il que cet Ange n’avait ni auréole, ni ailes mais il était étrange tout de même. Mesurant 2m07, fin et élancé, au pelage clair : ‘latte’ avec quelques tâches rousses, une fine moustache pleine de grâce, habillé d’un costume blanc impeccable avec une cravate verte pâle. Sa canne en bois blanc au pommeau d’argent et son chapeau immaculé au ruban vert étaient posés près de son bureau en bois clair. Sa veste sur le dos, près à partir, le grand félin terminait de ranger quelques papiers dans des dossiers. Car, oui, Oscuriel, Ange bureaucrate, était un chat gracieux de plus de 2m et marchant sur ses pattes arrière, à la manière d’un humanoïde.

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Il referma la boîte aux lettres et examina les lettres en se dirigeant vers l’ascenseur, se murmurant à lui-même en faisant défiler les enveloppes « facture, facture, programme radio, journal, Admini … » Il se stoppa, retournant l’enveloppe qui portait le cachet en cire de des hauts rangs de l’Administration. Il entra dans l’ascenseur, le mis en route et ouvrit la lettre d’un coup de griffe habile. Il commença à la lire, n’arrivant à la fin que lorsqu’il s’assit confortablement dans le fauteuil de son bureau. Elle était longue, comme toutes les lettres de l’Ad., et pleine de formules de politesse dont on se serait volontiers passé. La lettre disait en gros qu’il n’y avait plus assez d’agents de terrain, qu’il fallait que quelques cols blancs aillent enquêter sur les anomalies de plus en plus nombreuses et fréquentes et surtout qu’Oscuriel était assigné à l’anomalie 2142, reliant le secteur VL-SSol-3P-GB-L au secteur PdM--☀-SS-SD selon la norme GSASL. Oscuriel soupira, il devait se mettre en route, les affaires de l’Ad. n’attendent pas. Et c’est reparti, il remit sa veste qu’il venait de poser sur le dossier, mit la lettre dans sa poche, laissant les autres sur son bureau. Il détacha son chapeau du porte manteau, reprit sa canne dans le porte parapluie et refit le trajet inverse, revenant jusqu’à l’escalier entouré des deux Sphinx.

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Tout l’immeuble était éteint, le félin passa par la petite porte de service en utilisant son passe. Il alluma les veilleuses du hall pour l’éclairer d’une lumière tamisée. Il appela l’ascenseur une nouvelle fois, pour aller en direction du 7ème sous sol. Le bâtiment possédait son propre terminal dans lequel attendait déjà un vieil homme sur un des bancs de la salle. Oscuriel jeta un coup d’œil sur les horaires « PdM--: 5min ; VL-SSol-3P1SaN : 15 min ; VL-TdC- : 30min … » Il n’aura pas longtemps à attendre. Il s’assit sur le banc à côté du vieil homme qui lit un journal. Il posa son chapeau, s’étira un peu en poussant un petit ronronnement de lassitude et observa la pièce dans laquelle il se tenait. Le terminal était d’un blanc impeccable, autant les murs que le plafond et le sol, décoré seulement de quelques plantes en pot. De longs néons diffusaient une lumière bleutée synthétique qui éclairait la salle depuis le plafond. Il y avait cinq portes coulissantes sur le mur d’en face, toutes fermées et surplombée d’un affichage électronique où défilaient les horaires.

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Une porte s’ouvrit, sur le panneau le texte «PdM--» clignotait. Oscuriel se leva, revissa son couvre chef sur son crâne et traversa l’ouverture de la porte derrière laquelle l’obscurité régnait. Dans l’endroit où il venait de passer, il faisait froid, un froid terrifiant, celui qui suit les grandes batailles et les exécutions de masse. Le froid qui suit la Mort. Mais le félin ne semblait pas affecté par le climat et la basse température, il ne tremblait pas, son poil restait soyeux. Il foulait le sol recouvert de débris de ses pattes arrière portant des chaussures en cuir. La porte se referma derrière lui, le laissant dans l’obscurité presque totale. Mais Oscuriel, grâce à ses yeux de félin, voyait très bien dans ce lieu étrange. C’était des ruines à perte de vue, un lieu énorme, le plafond rouillé était au moins à 800m de haut et l’on voyait des centaines d’énormes colonnes en acier de plusieurs centaines de mètres de large, en mauvais était, qui tenait en place le plafond, surement épais de plusieurs dizaines de mètres, composé principalement de ruines et de débris comme le sol. Le vent soufflait, sifflait à travers la charpente métallique comme si les fantômes de l’ancien temps hantaient encore ce lieu désert.

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25 mars 2008

Oscuriel observa un moment le pommeau en argent de sa canne puis se dirigea à travers les décombres avec détermination. Sa veste voletait légèrement et le félin tenait son chapeau de sa main gauche pour qu'il ne s'envole pas. Le félin slalomait entre les débris depuis près d'une heure. Il s'assit sur une poutre en bois pour reprendre son souffle, observant une petite tornade de papiers divers tourbillonnants dans la poussière. Les papiers tournoyants s'approchèrent doucement d'Oscuriel, venant jusqu'à le frôler. Il restait impassible, posant son chapeau à côté de lui, toujours plongé dans ses pensées. *BAM !* Quelque chose lui tomba sur les genoux mais le félin ne cilla pas. Il examina simplement la jeune fille évanouie et trempée qu'il tenait à présent dans ses bras. Il remit son chapeau sur sa tête et se releva en portant Lyz dans ses bras. Il jeta un coup d'oeil sur le pommeau de sa canne qu'il tenait encore dans sa main droite et se remit en route. Après une demi-heure de marche, la jeune fille ne s'était toujours pas réveillée. Oscuriel continuait de marcher avec détermination parmi les décombres. Il descendit un escalier étrangement dégagée, menant à une lourde porte en fonte en sous-sol. "Le refuge" pouvait-on y lire, écrit à la peinture blanche. On pouvait également entendre un brouhaha étouffé. Toujours la londonienne dans les bras, le félin frappa la porte trois fois du pommeau de sa canne. La porte s'entrouvrit légèrement. "Administration" annonça Oscuriel, la porte s'ouvrit en grand.

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28 mars 2008

Le brouhaha se tut, une trentaine de visages se tournèrent vers le félin. Seul du rock sortant d’un juke box poussiéreux rythmait la scène. Le refuge était un bar-armurerie-hôtel, on y buvait, on y mangeait, on y jouait, on y dormait, on y pariait, on s’y armait, on y mourrait, on s’y battait, on y glandait … Il était situé dans les sous sol d’un ancien immeuble quelconque. La clientèle était un composé hétéroclite de plusieurs galaxies, pour la plupart hors la loi, pirates, voleurs, assassins, chasseurs de primes et de têtes, quelques aventuriers, voyageurs et touristes et ils étaient quasiment tous humains, allez savoir pourquoi … Derrière le comptoir en bois, il y avait de grandes étagères pleines d’alcools et d’armes divers et variés. Le barman servait des clients en alcool fort, des assassins jouaient aux cartes, des voleurs se battaient, une chasseuse de prime complètement saoule dormait, à moitié affalée sur le comptoir.

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31 mars 2008

-        Doucement, elle ouvrit les yeux, tout était calme. Une brise légère faisait voleter ses cheveux châtains devant son visage. Elle les observait danser, portée par la douceur du moment. Elle semblait flotter sur l’herbe humide, le regard plongé dans le ciel bleu océan, parsemé d’îlots cotonneux. Elle était couchée sur le dos, étendue, détendue, se laissant porter par la brise verte, bercer par le chant de quelque oisillon de passage. La queue touffue d’un renard lui frôla les jambes, elle se redressa doucement, s’asseyant sur son matelas de verdure, elle replaça lentement, délicatement, gracieusement une mèche de cheveux derrière son oreille, ferma les yeux un instant, respirant à pleins poumons l’air gorgé de senteurs et de parfums enivrants. On lui agrippa le bras, elle rouvrit les yeux, surprise. Tout était sombre. Un monde de ruine surplombé d’un plafond de nuages noirs. Une fille s’accrochait à elle, enfonçant presque ses ongles dans sa chair. Le vent soufflait fort, agitant ses cheveux châtains et les cheveux noirs de jais de la jeune fille désespérée dans tout les sens. Celle-ci était trempé, frissonnante et glacée, littéralement. Elle bredouillait, respirant avec difficulté, bégayant, terrifiée « Ai … aide … moi … » Puis elle enfonça ses ongles jusqu’au sang, celui-ci dégoulinant le long du bras. Elle pleurait, de toutes ses forces et cria en même temps qu’un éclair parcouru le ciel de part en part, éclairant la scène fantasmagorique « SÉPHYY !! » Le tonnerre retentit, elle sursauta dans son lit, en sueur, le cri résonnant encore quelques minutes en écho dans son crâne. Elle se passa une main sur les yeux en les frottant doucement. La pluie torrentielle retentissait contre les carreaux et le tonnerre dans le ciel. Les éclairs illuminaient la pièce. Elle ouvrit les yeux et se pencha sur le côté en serrant sa couette tout contre elle « 04:12 » Elle soupira en reposant sa tête sur son oreiller. « Lyz … » souffla-t-elle, une larme perlant sur sa joue. Elle ferma les yeux, somnolant, sanglotant. Une ombre rouge s’éclipsa dans la rue.

Dédié à Edaine

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03 avril 2008

« Toc, toc, toc ! » Lyz fronça les sourcils puis ouvrit lentement les yeux « Séphy ?... » souffla-t-elle … Elle subissait encore les échos d’un rêve lointain. Elle serra le drap blanc dans sa main et se redressa doucement, les yeux dans le vague. « Miss, nous devons partir dans l’heure. » annonça poliment la porte. Lyz émit un grognement sourd. Dans le couloir, des pas s’éloignèrent. Elle se passa la main dans les cheveux en bataille. Une heure et quart plus tard elle arriva dans la pièce principale du bar. Notre ami le félin lisait paisiblement le journal « Vous êtes en retard » fit-il remarquer. Lyz l’ignora « Vous me ramenez à Londres maintenant ? » Oscuriel l’ignora, posa le journal et s’alluma une cigarette. La londonienne soupira « Je peux ? » fit-elle en montrant du doigt le paquet du félin. Celui-ci plaça la cigarette allumée entre ses lèvres et en tendit une à Lyz. Celle-ci la prit en soupirant un « Merci » puis la plaça dans sa bouche, pendant qu’Oscuriel approchait son briquet pour l’allumer. Une flamme en sortit mais n’eut pas le temps de brûler le papier de la gauloise. Lyz sentait que le sol était moins palpable, elle passa au travers comme dans de l’eau « Eyh merde ! » brouila-t-elle en avalant la totalité de la cigarette. *Shkraac !* c’était le bouquet, son haut s’était déchiré, elle était suspendue à moitié dans le vide insondable, retenue par un bout de tissus accroché au bout d’une canne blanche. « Voilà ce qui arrive lorsque l’on est pas à l’heure » Elysabeth croisa les bras et fit une moue boudeuse. Le félin tendit une patte que la fille agrippa fermement, se laissant hisser hors du trou qui se referma immédiatement après que celle-ci retrouve le plancher du bar. Elle était trempée et à quatre pattes « Ecartez-vous » conseilla-t-elle au félin qui s’exécuta avant que la jeune fille ne régurgite gracieusement le contenu de son estomac. « Voilà ce qui arrive lorsque l’on avale une cigarette »  « Mmph ! » Elle s’essuya la bouche du revers de la main, se relevant en s’appuyant sur une table. « Désolée … » fit-elle au barman « C’est rien, j’en ai vu d’autre » répondit-il amicalement.

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08 avril 2008

12 heures plus tard, dans un entrepôt de la ville de Mendoza

Il faisait déjà nuit, l’entrepôt était sombre et un humain n’y verrait goutte. Mais pas nos deux protagonistes, qui n’étaient par ailleurs pas humains. Ils s’avancèrent vers le centre du bâtiment où était posé une sorte de casque moto de marque japonaise sur une caisse en bois. Le démon sous son habit composé d’une longue cape et d’un capuchon noir tenait une reliefographie dans sa main. « Il vous faut l’éliminer. L’Ad. en a conclu qu’elle était à l’origine de tout cela. » le félin repris son souffle en désignant d’étranges trous et anomalies électromagnétiques qui les entouraient. « C’est le seul exemplaire que possède l’Ad. » continua-t-il en désignant le casque du bout de la canne « Il permet de remonter au maximum d’une Rotation (24 heures) dans le temps » Le démon commença à le placer sur sa tête, par-dessus son capuchon « Couchez-vous je vous prie. » continua le chat bavard. La grande créature rouge s’exécuta, se plaçant sur un vieux matelas. Le démon enclencha le mécanisme du casque et disparu presque aussitôt dans un éclair de fumée. Le casque et la reliefographie représentant le doux visage d’Elysabeth reposaient alors sur le matelas. Etrangement, les anomalies ne cessaient pas … bien au contraire. Oscuriel se frottait les pattes fier de lui puis sorti une feuille blanche et un élégant stylo plume. Il s’approcha de la boîte de bois pour l’utiliser comme support *Tching* il cogna un petit objet de métal. Curieux il observa un moment la pièce métallique puis son visage se crispa dans un rictus de terreur. Il saisit la pièce puis le casque. Horreur, la pièce se plaçait parfaitement dans son emplacement sur le casque. Le félin jeta les objets et se précipita sur sa plume. « Pour l’Administration » son écriture était affolée, saccadée, il était entouré de trous étranges de plus en plus nombreux qui se formaient et disparaissaient sur la surface même de la réalité. « La fille du secteur VL-SSol-3P-GB-L n’a rien à voir avec les Anomalies. Elles résultent d’une erreur de manipulation de la machine temporelle » signée « Agent Osc. » Il l’a plia et se dépêcha de sortir la mettre dans la boîte au lettre la plus proche pour un envoi instantané, espérant que l’Ad. arriverait à résoudre ça … ce ne serait pas la première fois. Il croisa Lyz en l’ignorant, elle boudait devant l’entrepôt et l’ignorait aussi. Mais il était trop tard. La totalité de la réalité s’effondra sur elle-même dans un fracas grandiose. Des milliards de soleils s’éteignirent, des milliards de milliards de personnes aussi, l’univers entier disparu dans un éclair de génie, une bouffée d’illogique. Ne restait de ce désastre que Lyz et Dieu, seuls survivants de l’achèvement des paradoxes.

Fin ?

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